
Transaction entre M. le Duc de Nivernais et les habitants et manants de Beaufort, Lentilles, Villeret, Morcey, Hamtel et Surmont.
(21 Août 1556)
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De cette longue transaction, nous extrayons ce qui suit:
" les habitants et Manants (1) de Beaufort, Lentilles, Villeret, Morcey, Hamtel et Surmont, auront les pièces ci après, à savoir :
" pour jouir et user dorénavant par les habitants de Hampigny, Beaufort, Villeret, Lentilles, Morcey, Surmont et Hamtel aux Planches en tout droit d'usage et pâturages pour y mener en tous temps, heures et saisons, toutes leurs bêtes, tant chevaux, juments, bufs, vaches, porcs, qu'autres bêtes, avec le droit de pâturage en tous temps, en tous les bois et forêts desdits Beaufort, tant de ça qu'au delà de la Horre "
" plus auront les dits habitants droit de pêcherie dedans les rivières des Voire et Laynes, noues et ruisseaux d'icelles, dès et depuis le lieudit la Saule d'usage, étant au coin du pré Pissot, jusqu'au moulin joignant l'abbaye de Boulancourt, les murailles et fermetures de cette abbaye et jusqu'aux relais et chaussée de la Horre "
" outre pourront les dits habitants aller avec une nacelle sur les dites rivières, noues et ruisseaux toutes et quantes fois que bon leur semblera pour la cueillette et charroi de leur herbages pourrant, les dits habitants roiser leurs lins et chanvres tant mâles que femelles dès depuis la mi-août jusqu'à la mi-septembre "
" auront aussi droit d'usage et pouvoir de prendre et cueillir les fruits, tant pommes que poires, que autre venant exercées sur les arbres étant ès dits pâquis, chemins voyeux des dits lieux et finages et si leur sera loisible et permis pour leur commodité et affaires, et tant en général qu'en particulier pour leurs bâtiments et autres nécessités, prendre et charrier de la pierre de craie en et au dedans les grandes et petites perrières du dit Beaufort, sans toutefois qu'il en puisent mesurer et abuser, ni en vendre à autrui et seront et demeureront les dits manants et habitants francs quittes et déchargés et exempté à toujours eux et leurs successeurs du dit droit et redevance d'accensie (2) lequel en se faisant demeure entièrement aboli et annulé "
" Et moyennant les choses dessus dites, tous les dits habitants et manants et leurs successeurs seront tenus payer et bailler par chaque an perpétuellement aux comtes du dit Beaufort et à se recette du dit lieu de Beaufort, à savoir:
Chacun feu et chef d'hôtel pour une charrue entière et labourant leurs terres ou les terres d'autrui la somme de douze sols tournois, et ceux qui n'ont terre et labourant que demie charrue, huit sols tournois et ceux qui sont de métier et ont maison et aucun, labourant moins d'une demie charrue six sols tournois ; ceux qui ont bêtes et en font aucun labour par leur mains et chevaux à ceux quatre sols tournois; et ceux qui n'ont terre ni bêtes, qui vivent à leurs bras seulement, deux sols six deniers tournois; et les pauvres hommes et femmes veufs douze deniers tournois. Les dites sommes payables à deux termes et paiement égale portion, assavoir Saint Remy, chef d'octobre la moitié et au jour de Quasimodo suivant l'autre moitié "
Mais il est à croire que les communes intéressées éprouvaient des difficultés dans cette jouissance en communs, car le 28 décembre 1845, par ordonnance de Louis-Philippe Ier, toutes les propriétés faisant partie de la transaction ci-dessus sont partagées entre les différentes communes. La commune de Montmorency reçoit en partage 92ha 12a de prés et terres, évalués, à cette époque, 82 538 francs environs (3)
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